Hypnose

 Hypnose






Il s'agit d'un état modifié de la conscience qui s'apparente beaucoup à celui du sommeil.

 

 

   C'est la notion de tension ou de relâchement de l'esprit qui permet d'expliquer ces deux processus semblables. La tension de l'esprit se retrouve dans la tension du regard. Ainsi, lorsque les paupières se ferment, la tension psychique (tension qui épuise petit à petit le système nerveux et qui permet de faire face à la vie de tous les jours) diminue, et ce jusqu'à perdre le sens du réel. L'esprit visualise des images qui deviendront de plus en plus réalistes. Les images sont un support pour l'esprit. Fondamentalement, l'hypnose est un état sensitif du psychisme, que l'esprit n'a plus rien à rechercher, c'est quand l'esprit ne recherche plus rien qu'il se détend. On voit ainsi en quoi les images présentent un caractère hypnotique, et ceci permet de comprendre sur quoi repose le mécanisme de l'hypnose.

    L’hypnose consiste à fixer son attention sur un objet ou plus généralement une réalité d'ordre visuel, voire sonore, cela afin que le psychisme « s'endorme », à savoir se mette dans une position de relâchement maximale, position très proche du sommeil pour l'esprit. Ainsi, au propre comme au figuré, on peut considérer que l'état d'hypnose est en fait une façon de regarder.

   On peut également aboutir à cet effet hypnotique par soi-même et sans recourir à une visualisation forcée mais simplement, les yeux fermés, en tentant « d'intérioriser » son regard, d'avoir la sensation d'une certaine manière d'enfouir, de perdre son regard en soi. Cela ressemble beaucoup au relâchement des yeux lorsque ces derniers ne font plus d'efforts d'accommodation, mais ici poussé à l'extrême.

 

  • Chaque hypnotiseur à sa technique d’induction, douce, courte ou directive. Exemple : « ne bougez plus – dormez !  Pensez à un moment agréable de votre vie, un lieu etc…..
  • Le thérapeute se doit d'être attentif aux signes qui se manifestent lors de cette phase. Le battement des paupières par exemple, ou la déglutition plus fréquente font partie de ces signes.


   Il existe aussi une « technique de confusion » : on demande à une personne de penser à son pied droit, puis très vite à sa main gauche, très vite encore à la couleur des yeux de son père, etc. Son esprit cohérent se trouve alors rapidement surchargé et préfère se réfugier dans la détente qu'on lui propose par ailleurs. On peut résumer les deux principales techniques d'inductions par les termes : induction longue ou induction courte. Une induction courte peut ne durer que quelques secondes à quelques minutes (et utiliser notamment la technique de « surcharge des sens » ou de « confusion »). L'induction longue (on peut aussi la qualifier de permissive) varie en moyenne entre 20 et 25 minutes. Toutes les inductions sont suivies « d'approfondissement ». Il est possible que les inductions longues permettent au sujet de mieux se mettre en hypnose et ainsi de permettre un meilleur travail de visualisation, alors que les inductions courtes sembleraient provoquer chez le sujet un possible blocage ou une possible résistance, mais cela n'est que théorie.

 

 Il existe deux écoles :


  • La première, traditionnelle est basée sur la suggestion. La personne face à l’hypnotiseur subit des injonctions verbales, visuelles et corporelles. Pratiquée jusqu’à Freud, cette technique part du postulat suivant : si l’on suggère à un patient de guérir, il peut guérir. Aujourd’hui encore, les hypnotiseurs de spectacle qui s’amusent à endormir une salle entière, relèvent de cette école.
  •  La deuxième, l’hypnose Ericksonienne, sollicite la participation active du patient. Il s’agit plus d’un état de profonde relaxation, pendant lequel le patient va pouvoir s’exprimer librement. Le thérapeute utilise des métaphores, c’est-à-dire un langage symbolique, pour guider l’inconscient du sujet et l’amener à trouver lui-même les solutions à ses problèmes.